• News

Webzine / Forum Punk & Hardcore

Webzine/ Forum participatif sur le punk et le hardcore. Si tu cherches de la news fraiche, des interviews, des articles réguliers sur la scène c'est par ici.

A vous de le faire vivre !

A bientôt ici, dans la rue ou dans les concerts :)

Live Report : Fury + Praise + Insist + Burn One's Side@Paris

L'endroit où vous deviez être

Live Report : Fury + Praise + Insist + Burn One's Side@Paris

Messagepar Goui » 12 Jan 2017, 16:54

Image

Histoire de bien commencer l’année un beau plateau punk/hardcore nous est proposé avec BURST ONE’S SIDE, INSIST, PRAISE et FURY. De quoi braver le temps de merde et la flemme du RER pour y aller.

Je ne sais pas si c’est le temps ou le froid mais des 8 qu’on était à se balader dans Paname, on se retrouve… à 1 pour aller au concert. Ça commence plutôt pas mal. L’inverse du Cid en fait. Je suis le Dic, et pas celui de Boulogne en plus.
Sur le chemin de la salle, qui se trouve dans un quartier à donner une syncope à Nadine Morano, je croise heureusement quelques potes. Heureusement, car sur place à part les gars de Mind Awake et de Sick My Duck, quasiment aucune tête habituelles des concerts punk ou hardcore.


BURST ONE’S SIDE
La petite amplitude prise avec les horaires permet d’arriver pile pour le début de BURST ONE’S SIDE. Les gars sont descendus de leur 9-5 pour jouer leur punk-hardcore mélo à la sauce Good Riddance, Strike Anywhere. Un peu comme chez Memories, groupe dans lequel certains officient également, la mélodie est au centre de la construction des morceaux. Faut pas s’attendre à de la mosh-part de tough-guys ou du refrain pour hooligans. Ici c’est ciselé mon bon monsieur. La barbe se porte propre et les t-shirts rappellent les 90’s.
Ça me rappelle un peu ce que j’écoutais quand j’étais kid au collège avant de découvrir l’album V de Rancid et de basculer dans des trucs moins gentillets.
Le début du set souffre d’une voix avec trop reverb’. Ce qui sera corrigé au cours du set.
La foule est encore clairsemée, laissant au sus-dit chanteur le soin de faire sa balade du week-end devant la scène. C’est bon pour la cardio et ça prévient les rhumatismes.
Et là sans trop qu’on s’y attende, le titre "Strike" tiré de leur dernier album Tight sorti chez Knives Out Records vient faire s’agiter le monde. Le morceau est bien plus vénère que sur l’album. Quelques pas de danse par-ci, quelques mouvements de foule par-là et on se dirige vers la fin du set.
Avant de nous quitter, et nous d’aller bouffer (faudrait pas déconner, il est l’heure), le quartet annonce jouer une reprise de Millencolin. A la place du skatepunk à l’ancienne, on a du hardcore encore plus à l’ancienne avec la cover de "Young Till I Die" de 7 Seconds. Premier sing along de la soirée. Faut dire, que ça cadre bien avec l’âge du public plus trentenaire qu’ado. On se rassure en se faisant plaisir comme on peut.

La fin du set nous prévient qu’il ne faut pas tarder à monter si on veut trouver une place pour grailler un truc. Les tripots du secteur laissant une trace douloureuse au petit coin, nous nous rabattons sur ce que la salle propose.


INSIST
Très bonne idée d’ailleurs, car il y a du monde et le groupe suivant, INSIST joue 15 min. Un timing au top (merci Smd pour ne pas les nommer).
Lorsqu’on descend c’est donc déjà la moitié du set. En quelques minutes, le groupe démontre que la scène anglaise, en pleine ébullition, est en passe de devenir la plaque tournante européenne. Ça fait un moment que là-haut au lieu de se faire chier et picoler des bières dans des pubs miteux, ça se prend en main (straight-edge style) et se bouge pour créer quelque chose.
Le dynamisme se ressent sur scène : tout le monde bouge et le public finit par s’y mettre aussi. Le nombre de personne au m², permet d’alterner pogo et side-to-side. La preuve ? "Live And Let Live" qui clôture le set, démarre à 100 à l’heure comme Jean Alési, sauf que de filer droit dans les graviers au premier virage, t’as un break dévastateur qui te fait apparaître par magie un dancefloor où une armée de 2-stepeurs prend forme. Putain d’efficace.
Comme attaquant de pointe de la NWOBHC, les mancuniens sont bien plus efficaces que Wayne Rooney. Pas besoin de 90min pour scorer et mettre tout le monde d’accord.


PRAISE
On reste un peu devant pour le set de FURY, j’avais vendu le groupe aux potes pour les motiver à venir. Ils s’attendent donc à une tornade et se retrouve au final devant quelque chose de totalement plat. Dans leur regard se lit un moment de flottement virant à l’interrogation mutuelle puis à la colère à mon égard « are you fouting of my gueule ? » disent-ils de concert. On comprend vite qu’il s’agit de PRAISE, je me retrouve aussitôt seul.
Pas mal de gens déçus remontent également et j’essaie d’accrocher à leur son à la limite de l’indiepunk. Mais bien que n’ayant pas un cœur de pierre, leur côté émotionnel m’en touche une sans faire bouger l’autre, pour citer un grand philosophe.
Cependant tout une partie du public en bonnet/chemise, en mode torturé et sensible, semble plus réceptif.
Je les avais pourtant déjà vu à la Méca, je m’étais fait avoir par les termes « hardcore », « baltimore », « react records » et « avec un ex-Champion ». Leur dernier EP Lights Went Out passait bien sur la platine, mais beaucoup moins en live pour mes augustes oreilles. La voix est bancale, le groupe est amorphe et semble jouer là comme ils joueraient dans leur salle de répèt’.
Peu de temps après leur dédicasse au (bon) zine Just Say Yo et lancé "Gimme Pain", je finis par abandonner et remonter au rez-de-chaussée.
Visiblement, au contraire de INSIST où plus grand monde à part les habitués trainaient au comptoir, le bar est rempli de gens attendant la suite.


FURY
Le groupe est la nouvelle sensation de la scène SoCal, plus précisément d’Orange County. L’endroit est certes un des plus riches des USA, mais de nombreux groupes énervés en sont issus.
Leur réputation scénique a traversé l’Atlantique et on attendait de pied ferme (mais souple et léger) de voir ce que ça allait donner. Avec des membres de Forced Order et de Soul Search, on devrait en avoir pour notre argent. Leur dernier album Paramount a été une des révélations de 2016, espérons que leur performance le soit pour 2017.
La première chose que l’on voit est qu’outre la coiffure du chanteur –parfait mixe entre Frère Tuck sans la tonsure, les Beatles première époque et Mireille Mathieu, est que le edge semble être un concept lointain pour lui.
Comme sur leur album, le set démarre par l’enchainement "Danse / Thin Line". La première rentre dedans avec ses cassures permettant de souffler et au public de faire un peu de sing-along, pose la première pierre. La seconde, toujours groovy développe un aspect plus dansant. Ça démarre bien Tintin.
Le groupe, loin de la mode actuelle qui est de tout pomper sur le métal, pioche dans le pot à confiture du punk et du youth crew à l’ancienne pour balancer "Damage is Done" qui tout comme la bien nommée "Ricochet" lance tout de suite les gens les uns contre les autres et le break au milieu rend maboule la moitié de la salle.
Frère Tuck nous annonce que c’est le dernier concert de la tournée et que cette tournée est sûrement la chose la plus émotionnellement importante de sa vie. A partir de là, on aura droit à un petit one man-show entre les morceaux. Avec au choix l’illustration de ses propos sur le côté important de la tournée en prenant comme exemple que bien qu’il ait hâte de retrouver sa nana pour faire des galipettes toute la nuit, ça n’atteint pas ce qu’il vit en ce moment.
Et là comme pour tous les concerts où un gars parle dans la langue Ian McKay, t’en as une partie qui pige pas un broc et une autre qui veut à tout prix montrer qu’elle comprend en forçant le rire ou balançant un « amazing ! » (plus facile à prononcer que « awesome »).
Ou un petit speech anti-Trump. Bientôt les groupes français pourront en faire sur Fillon ou Valls aussi.
Vivement.
Et quoi de mieux pour finir que de balancer "The Fury" et "The Feeling" ? Les morceaux sont bien plus travaillés et peut-être moins « efficace » en live, mais accrochent bien l’auditoire.
Comme a sorti quelqu’un « il a peut-être pas de respect pour ses cheveux, mais il en a pour la musique ».

C’est sur ces belles paroles qu’on trace dehors se les cailler un peu, discuter puis filer au trom (qui évidemment ne marche pas pour un colis suspect).

Malgré quelques bémols, la soirée était bien cool, avec une grosse révélation pour INSIST et confirmation pour FURY.
Avatar de l’utilisateur
Goui
Administrateur du site
 
Messages: 1374
Inscription: 12 Juin 2012, 18:35

Re: Live Report : Fury + Praise + Insist + Burn One's Side@P

Messagepar Matt » 13 Jan 2017, 14:48

le quartet annonce jouer une reprise de Millencolin.


On est plusieurs à avoir buguer pendant quelques secondes haha

BO'S : Bon groupe francilien, ça sait jouer, c'est en place et bon esprit. Memories sont toujours actifs me semble-t-il.

Insist : Très bon, court et intense ! Depuis leur démo, je voulais les voir, c'est chose faite.

Praise : Tu es un peu dur je trouve, leur EP est très bon, un des meilleurs de 2016, les thèmes abordés pas communs et bien traités. Le passage en live est réussi je trouve. A part la voix par moment. C'est vrai que pas mal de monde est parti au cours de leur set. Moins facile d'accès.

Fury : le chanteur un peu aux fraises entre les morceaux, mais globalement concentré sur les morceaux. Il était content d'être là et en parlait presque trop. Mais bon PMA !
Et là comme pour tous les concerts où un gars parle dans la langue Ian McKay, t’en as une partie qui pige pas un broc et une autre qui veut à tout prix montrer qu’elle comprend en forçant le rire ou balançant un « amazing ! » (plus facile à prononcer que « awesome »).
Haha, exactement ça !
Avatar de l’utilisateur
Matt
 
Messages: 62
Inscription: 03 Oct 2016, 15:17


Retourner vers Live report

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 1 invité

cron